A PROPOS


BuzyAlien est Belgo-Parisien, sa peinture est un mélange d’acrylique, d’encre de chine et de crayon. L’identité est au centre de son travail.

Connectés – isolés ; solitude mondialisée – Buzyalien est comme chacun d’entre-nous en ce début de millénaire, il rêve d’identification, de grandeur mais se perd et s’isole. Délire schizophrénique entre l’envie de ressembler et la recherche de singularité.

Les personnages seuls en noir et blanc sont meurtris par un mélange d’ambition et de frustration. Ils courent vers leur futur tout en songeant au passé. Ils s’empressent mais semblent ailleurs. Les plus colorés espèrent. Ils voient le mal et les blessures mais avec un regard d’enfant, où la confiance en l’avenir prend le pas sur la panique.

Les – encres de chine – jettent un regard macroscopique sur le monde. Leurs yeux pessimistes et inquiets se figent, pétrifiés par la pleine conscience des contradictions du monde.

Les – hommes en jupe – courent, jouent, pleurent, dansent, bossent, fêtent, s’inquiètent. Ils tourbillonnent, tantôt joyeux, tantôt grincheux dans cette farandole quotidienne. Ils vivent.

Les – femmes fusées – Un monde de femme sous toutes les coutures. Certaines agissent d’autres ne réfléchissent pas.
Certaines se propulsent ; elles s’affirment, rêvent de décrocher la lune, de se métamorphoser.

Mi-engagé, mi-effrayé, BuzyAlien dénonce, déborde, implose, et puis, se noie. Il n’est qu’un citoyen lambda de notre monde envoutant et indifférent tentant de démêler ses émotions contradictoires.

Texte Dr GroCha